TENTATIVE D’ASSASSINAT A COUP DE POIGNARD DU Professeur MOISE CIFENDE KACIKO PAR L’ANCIEN MINISTRE REVOQUE MUSHI BONANE SYLVANUS DANS UN BUREAU DE L’ETAT A BUKAVU.

(extrait de la déclaration de l’ong APRODEPED ou Action Pour la Promotion et la Défense des Droits des Personnes Défavorisées)

 

Le samedi 7 août 2010, entre 14h45 et 15h00, alors qu’il venait de tenir une conférence au cours de la journée de réflexion organisée par  l’asbl Héritier de la justice sur l’assassinat, il y a cinq ans, du défenseur des droits de l’homme Pascal KABUNGULU, le Professeur Moïse CIFENDE KACIKO s’est rendu à la division provinciale de transport et communication pour répondre à une invitation qu’il avait reçue relative au conflit parcellaire sur les 10 mètres de rive qui les opposent.

Monsieur MUSHI BONANE Sylvanus (Ancien ministre de la Recherche scientifique révoqué du Gouvernement pour plusieurs crimes) qui se trouvait déjà au bureau de ladite division, l’a agressé, d’abord en lui rouant un coup ensuite en le poignardant avec un couteau sur l’œil droit et après les coups administrés par son secrétaire, il enfin  ordonné aux hommes armés avec lesquels il se promène à Bukavu de tirer sur lui. Il n’a eu la vie sauve que grâce à l’intervention du chef de division de transport et communication qui s’interposa et réussi à fermer rapidement la porte. Après cette tentative d’assassinat, le Professeur Moïse CIFENDE a été conduit au Cabinet du Substitut du Procureur Général MULONGOY qui a décerné directement un mandat d’amener et a ordonné qu’il soit conduit à l’Hôpital Provincial de Référence de Bukavu où il a été admis aux urgences et où jusqu’ici aux soins intensifs.

Monsieur MUSHI BONANE Sylvanus, ancien proche de Mobutu,  est Président d’un Parti politique des Mai Mai appelé IPRDI dont il est député honoraire, Avocat près la Cour d’Appel de la Gombe à Kinshasa, Président de l’Equipe de football Bukavu-Dawa et Ancien ministre de la Recherche scientifique qui a été révoqué du Gouvernement pour plusieurs crimes. Il est actuellement à Bukavu où il est en conflit foncier avec plusieurs paisibles citoyens.

Soulignons que Moïse CIFENDE est Professeur à l’Université Catholique de Bukavu et à l’Université Officielle de Bukavu et Directeur de l’asbl APRODEPED (Action pour la promotion et la défense des droits des personnes défavorisées).

Saisi de ce crime crapuleux, le procureur général de Bukavu a décerné un mandat d’amener à charge de MUSHI BONANE pour qu’il réponde de son forfait. Ce dernier s’était déjà retranché au quartier Muhungu (un des quartiers populaires de la ville de Bukavu) et enfermé au domicile de l’honorable Augustin, son suppléant qui l’avait remplacé à l’assemblée nationale. La police s’est déployée sur ce lieu et a encerclé la maison pour l’arrestation de ce criminel fugitif. Pendant que les policiers attendaient un mandat de perquisition du procureur général devant leur permettre de forcer la porte et entrer dans la maison afin d’y arrêter ce criminel, une bande des voyous (constitué principalement des joueurs de Bukavu-Dawa, forces vives de l’Essence, les membres de son parti politique « IPRDI » et plusieurs autres fanatiques) à sa solde a surgi sur les lieux pour s’interposer contre l’action de la police. Comme il faisait déjà noir, la police a estimé rester quadriller la maison jusqu’au lendemain matin afin de prévenir des incidents.

C’est avec surprise et grande consternation que le matin du 8 août 2010, nous avons appris que les policiers commis à la garde des lieux sous le commandement du capitaine KANGILA, ont laissé s’évader ce criminel. Il n’y avait aucun doute que c’est dans cette maison ceinturée par les policiers qu’il s’était retranché d’une part parce que plusieurs personnes l’ont vu y entrer et d’autre part lui-même intervenant par téléphone sur les antennes de la radio IRIBA FM le matin du 8 août 2010 a confirmé qu’il se trouvait à Muhungu au domicile de l’honorable Augustin.

De sa cachette, ce criminel a continué à multiplier des déclarations mensongères aux radios pour tromper l’opinion sur les faits du crime qu’il a commis et n’a cessé d’appeler les autorités politiques, judiciaires et administratives tant au niveau provincial que national pour les tromper et les inciter à interférer dans la procédure  judiciaire en cours.

Ce fait constitutif d’une tentative d’assassinat sur la personne du Prof. Moïse CIFENDE KACIKO, est une atteinte grave à un des droits fondamentaux de l’homme, à savoir le droit à la vie et à l’intégrité  physique.

L’APRODEPED, très profondément touchée par ce crime :

1° Condamne ce crime crapuleux perpétré contre le Prof Moïse CIFENDE.

2° Encourage le Procureur Général à traquer ce criminel et à mener l’instruction de ce dossier avec fermeté conformément à l’appel du Président de la République selon lequel le magistrat ne doit obéir qu’à Dieu et aux lois du pays.

3° Invite la justice à ne pas céder au chantage et démentis mensongers du criminel fugitif MUSHI  BONANE qui, au lieu de répondre devant la justice s’il s’estime innocent, multiplie des appels téléphoniques auprès des autorités judiciaires et administratives et aux radios locales.

4° Attends comme toute la population et les organisations de défense des droits de l’homme la concrétisation à travers ce dossier que « la tolérance zéro » à tous les criminels et « les kuluna en cravate » décrété par le gouvernement est effective au Sud-Kivu et n’est pas un slogan mais une  réalité.

5° Exige l’ouverture des poursuites judiciaires à charge du commandant Makangila et des policiers sous son commandement qui ont laissé échapper le criminel MUSHI BONANE alors qu’ils encerclaient la maison de l’honorable Augustin à Muhungu dans laquelle il se trouvait effectivement. Ce comportement constitue une obstruction grave à la procédure judiciaire et réalise les infractions d’abstention coupable et d’évasion des détenus.

6° Appelle les autorités à garantir la sécurité du Professeur Moïse CIFENDE KACIKO, de sa famille et de ses biens contre les menaces de MUSHI BONANE, de ses hommes armés de fois habillés en tenue de policier avec lesquels il débarque à Bukavu et dont on ne sait de quel commandement ils relèvent ainsi que des bandes des délinquants à sa solde à Bukavu.

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Bukavu : Une ville sans dépotoir public

La ville de Bukavu ne dispose plus des dépotoirs publics. Celui d’ELAKAT vers Ruzizi II a été supprimé par la La ville de Bukavu ne dispose plus des dépotoirs publics. Celui d’ELAKAT vers Ruzizi II a été supprimé par la Mairie de Bukavu. Dans différents quartiers et avenues de Bukavu, les trous à ordures sont plains d’immondices car la population ne sait plus où les jeter. Adeline dont la maison est construite au bord de la route s’exclame : »les gens viennent la nuit avec des sacs et des sceaux pleins des déchets et les déposent sur la route. Chaque matin, ces déchets nous accueillent devant la parcelle » La situation est pire quand il a plu. »De fois lorsqu’il y a une forte pluie, les sceaux se déversent dans le lac Kivu et freinent la multiplication des poissons.» affirme Adeline La division de l’environnement et le service d’hygiène se justifient en évoquant le manque de moyens et du matériel nécessaire pour évacuer ces déchets et immondices. Ils observent impuissamment les ordures ménagères jetés ici et là dans des caniveaux et même sur la place publique. Malheureusement les visiteurs en provenance des autres provinces de la RDC et de l’étranger ne nous pardonnent pas. Ils nous critiquent et s’étonnent. Deux expatriés Européens qui travaillent pour une ONG Internationale à Bukavu sont ébahis par cette situation. Leur véhicule manque de passage à cause de ces immondices. « Pourquoi chacun ne peut pas creuser un petit trou devant sa parcelle et y déposer les déchets ? Se demandent –t-ils. Dieu seul sait ce qu’ils iront raconter chez eux. La saleté de la ville de Bukavu devrait interpeller tout le monde en commençant par les autorités qui perçoivent journalièrement des taxes même sur les Bananes vendues par les pauvres femmes en provenance des territoires. Mairie de Bukavu. Dans différents quartiers et avenues de Bukavu, les trous à ordures sont plains d’immondices car la population ne sait plus où les jeter. Adeline dont la maison est construite au bord de la route s’exclame : »les gens viennent la nuit avec des sacs et des sceaux pleins des déchets et les déposent sur la route. Chaque matin, ces déchets nous accueillent devant la parcelle » La situation est pire quand il a plu. »De fois lorsqu’il y a une forte pluie, les sceaux se déversent dans le lac Kivu et freinent la multiplication des poissons.» affirme Adeline La division de l’environnement et le service d’hygiène se justifient en évoquant le manque de moyens et du matériel nécessaire pour évacuer ces déchets et immondices. Ils observent impuissamment les ordures ménagères jetés ici et là dans des caniveaux et même sur la place publique. Malheureusement les visiteurs en provenance des autres provinces de la RDC et de l’étranger ne nous pardonnent pas. Ils nous critiquent et s’étonnent. Deux expatriés Européens qui travaillent pour une ONG Internationale à Bukavu sont ébahis par cette situation. Leur véhicule manque de passage à cause de ces immondices. « Pourquoi chacun ne peut pas creuser un petit trou devant sa parcelle et y déposer les déchets ? Se demandent –t-ils. Dieu seul sait ce qu’ils iront raconter chez eux. La saleté de la ville de Bukavu devrait interpeller tout le monde en commençant par les autorités qui perçoivent journalièrement des taxes même sur les Bananes vendues par les pauvres femmes en provenance des territoires.

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Bukavu : L’hôtel des postes devient l’hôtel du gouvernement provincial

Petit  à petit l’hôtel de poste  de Bukavu change de visage.

Sur place on peut voir la partie extérieure du Bâtiment peinte en Beige. On voit aussi déjà des travaux de jardinage  en cours à l’entrée principale du Bâtiment.

Une image extérieure qui contraste avec l’intérieur où un changement spécial se fait toujours attendre.   On trouve quand même des travailleurs qui exécutent plusieurs travaux. Sur une partie du bâtiment on remplace déjà l’ancien  plafond.

Toujours à l’intérieur on peut apercevoir  des nouvelles installations électriques et un tuyauterie en plastique.

 Selon le coordonnateur ad intérim du Programme de renforcement de capacité en gouvernance PRCG  au Sud Kivu Cosmos Bishisha ; il faut encore deux mois pour que les travaux finissent.

« Les travaux déjà exécutés sont évalués à environ 40% il ne reste que la remise des pierres plates, l’emplacement du plafond acoustique sur le reste du bâtiment et quelques travaux de finissage.

Certains travailleurs qui ont requis l’anonymat ont cependant révélé le retard dans la remise des matériels : »  des matériels  sont venus en retard. Une situation qui a ralenti les travaux à un certain moment et qui explique le retard observé dans cette réhabilitation. » Témoignent-ils

Du côté des habitants, c’est le wait and see. Bahati est étudiant à l’Université Officielle de Bukavu qui avait une partie de ses auditoires dans ce bâtiment dit »c’est un tombeau blanchi tout simplement. Ils veulent monter de l’extérieur qu’ils travaillent alors que l’intérieur est pourri. »

Un secrétaire de direction qui louait un local dans ce bâtiment renchérit « ils ont fait cela pour éviter des critiques des étrangers venus  assister aux manifestations du 30 juin, mais attendons…»

L’hôtel de poste de Bukavu est en réhabilitation depuis  fin janvier 2010. Ces travaux sont financés par la Banque Mondiale à travers le PRCG à hauteur de 444 milles dollars.  Après la réhabilitation, le bâtiment va abriter le gouvernement provincial et sera appelé hôtel du gouvernement.

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Bukavu : Les morts et les vivants cohabitent

A Bukavu, les morts ne reposent plus en paix comme c’était le cas jadis.
L’exode rural, les constructions anarchiques, l’envie de vivre en ville hante plusieurs Bukaviens.
Les cimetières de la Ruzizi (voir la photo) étaient un lieu effrayant il y a quelques années et on y allait que pour l’enterrement.

Aujourd’hui ce n’est pas le cas, d’ici peu, on risque de manquer où déposer un mort.
Des maisons d’habitations sont érigées en pleins cimetières et les constructeurs ne se gênent pas de jeter de côté les os et les croix quand ils creusent.

Ce qui étonne est que tous les humains habitants les cimetières affirment avoir des documents légaux d’achat de ces parcelles et des autorisations de bâtir. Et donc, tous sont en ordre et personne en peux les déranger sauf peut être les esprits de certains morts fâchés de la violation de leurs demeures.

A la question de savoir pourquoi l’on s’acharne ainsi sur les tombes, Paulin Nundu un habitant de l’avenue cimetière dit : »Il n’ y a plus de parcelles en ville et l’autorité nous a demandé de chercher un endroit libre et de le lui proposer. »

Plus d’une bagarre ont été enregistré entre ceux qui viennent enterrer leurs morts et les habitants du quartier cimetière. Ces derniers ne veulent pas que des servitudes de passage soient crées dans leurs parcelles pour faciliter l’accès aux tombes. Les cercueils sont d’abord déposés par terre pendant que l’on gère la bagarre.
Je me demande si la prolifération des tombes et le respect dû aux morts ont céssé d’être des valeurs humaines les plus élémentaires.

Jolly

réhabilitation place del'indépendance

réhabilitation place del'indépendance

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Bukavu : enfin, le goudron est là

Finie la Boulongologie (la route en terre battue dans le jargon local de Bukavu) à la place de l’indépendance? La première couche de goudron vient d’être placée par les ingénieurs chinois.

Les travaux se tiennent à la satisfaction de la population .Certaines personnes commencent à croire peu à peu à la concrétisation de 5 chantiers du chef de l’Etat. D’autres, bien que contents, émettent des réserves. « Nous sommes joyeux de voir nos routes reconstruites mais pourvu que ça dure »lâche un porte fée qui observe tranquillement les travaux.

A quelques pas de la tribune du 24 novembre, un attroupement se forme et les voies s’élèvent. Deux policiers viennent de mettre la main sur une femme qui a piétiné le goudron voulant traverser de l’autre côté de la route.
Je trouve la femme entrain de supplier pour qu’on lui pardonne « munihurumie, sikujuwa (pardonnez moi, je ne savais pas que c’était interdit de passer dessus »
La femme reçoit quelques gifles de ces policiers puis relâchée.

Mais à ce rythme, je me demande si la province aura des policiers suffisants pour surveiller les passants et pour accomplir d’autres missions de la sécurité des personnes et de leurs biens.
Quand on sait déjà que l’une des difficultés de ce service c’est l’insuffisance d’effectifs.

La population devait apprendre à être consciencieuse surtout que ces travaux seront exécutés jusqu’à l’aéroport de kavumu situé à une cinquantaine de kilomètres de la ville.

Joy

réhabilitation place de l'indépendance

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Bukavu : Vendredi devient une journée officielle de la mendicité

Elles sont toujours en groupe devant des magasins et boutiques de la ville chaque vendredi.
Les propriétaires des magasins leur prépare qui des boites d’allumettes, qui 50 francs congolais pour chacune, qui des produits qui ont traîné dans le magasin ou la boutique.
Ces femmes proviennent des quartiers périphériques de la ville et font le tour de presque tous les coins où se fait le commerce.

A la question de savoir pourquoi ces femmes ne viennent mendier que le vendredi, l’une d’elles lâche : »avant on passait chaque jour mais la mairie nous a dit de passer seulement vendredi pour ne pas troubler l’ordre public »

Ce que ces femmes ne déclarent pas ce qu’elles passent des journées entières entrain de balayer les rues de la ville sous le commandement de la mairie qui ne les paient pas et qui leur donne par la suite le droit de mendier chaque vendredi.

Alors qu’ailleurs les retraités et les chômeurs sont pris en charge par l’Etat, dans mon pays on les encourage à tendre toujours la main et à clochardiser. Et nos autorités ne cessent de chanter que le social de la population s’est plus amélioré qu’il y a quelques années.

Jolly

femmes mendiantes

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Bukavu : Les dos des femmes remplacent les véhicules pour le transport de la viande

A l, abattoir de la Ruzizi II, le plus grand abattoir de la ville de Bukavu, on assiste à une scène monotone qui dure des années. Environ mille femmes répondent présent chaque jour à huit heures. Après l’abattage des bêtes, elles sont chargées de transporter la viande au dos vers les marchés et boucheries de la ville.

« Je gagne 1.500 francs Congolais (environ deux dollars américains pour chaque quartier (partie) transportée » dit maman Jeanne, la plus ancienne transporteuse de viande à cet abattoir.
« Cet argent me permet d’avoir deux à trois mesures de farine pour mes enfants car j’ai l’avantage de trouver chaque jour un petit morceau de viande ici », rencherit-elle.

Ces femmes dont la routine et le courage se lisent sur les visages, travaillent sans gêne.
Elles effectuent trois à quatre tours par jour. La distance entre cet abattoir et le marché le plus proche est de quatre à cinq kilomètres.

Est-ce que c’est la même situation ailleurs au monde ? Je ne crois pas car ce qui se passe chez moi est une marque déposée du Congo Démocratique et nulle part ailleurs.
Les dos des femmes doivent plutôt servir à bercer les bébés et non la viande rouge.

Les véhicules de l’Etat affectés au service des abattoirs existent-ils encore? Il en est resté quelques épaves jetées çà et là au bord de la route ou dans des parcelles privées.
La reconstruction du pays doit tenir compte de tous ces aspects pour être effective.

Jolly

femme transporteuse de viande

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