Archive pour juin, 2009

Bukavu : Les morts et les vivants cohabitent

A Bukavu, les morts ne reposent plus en paix comme c’était le cas jadis.
L’exode rural, les constructions anarchiques, l’envie de vivre en ville hante plusieurs Bukaviens.
Les cimetières de la Ruzizi (voir la photo) étaient un lieu effrayant il y a quelques années et on y allait que pour l’enterrement.

Aujourd’hui ce n’est pas le cas, d’ici peu, on risque de manquer où déposer un mort.
Des maisons d’habitations sont érigées en pleins cimetières et les constructeurs ne se gênent pas de jeter de côté les os et les croix quand ils creusent.

Ce qui étonne est que tous les humains habitants les cimetières affirment avoir des documents légaux d’achat de ces parcelles et des autorisations de bâtir. Et donc, tous sont en ordre et personne en peux les déranger sauf peut être les esprits de certains morts fâchés de la violation de leurs demeures.

A la question de savoir pourquoi l’on s’acharne ainsi sur les tombes, Paulin Nundu un habitant de l’avenue cimetière dit : »Il n’ y a plus de parcelles en ville et l’autorité nous a demandé de chercher un endroit libre et de le lui proposer. »

Plus d’une bagarre ont été enregistré entre ceux qui viennent enterrer leurs morts et les habitants du quartier cimetière. Ces derniers ne veulent pas que des servitudes de passage soient crées dans leurs parcelles pour faciliter l’accès aux tombes. Les cercueils sont d’abord déposés par terre pendant que l’on gère la bagarre.
Je me demande si la prolifération des tombes et le respect dû aux morts ont céssé d’être des valeurs humaines les plus élémentaires.

Jolly

réhabilitation place del'indépendance

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Bukavu : enfin, le goudron est là

Finie la Boulongologie (la route en terre battue dans le jargon local de Bukavu) à la place de l’indépendance? La première couche de goudron vient d’être placée par les ingénieurs chinois.

Les travaux se tiennent à la satisfaction de la population .Certaines personnes commencent à croire peu à peu à la concrétisation de 5 chantiers du chef de l’Etat. D’autres, bien que contents, émettent des réserves. « Nous sommes joyeux de voir nos routes reconstruites mais pourvu que ça dure »lâche un porte fée qui observe tranquillement les travaux.

A quelques pas de la tribune du 24 novembre, un attroupement se forme et les voies s’élèvent. Deux policiers viennent de mettre la main sur une femme qui a piétiné le goudron voulant traverser de l’autre côté de la route.
Je trouve la femme entrain de supplier pour qu’on lui pardonne « munihurumie, sikujuwa (pardonnez moi, je ne savais pas que c’était interdit de passer dessus »
La femme reçoit quelques gifles de ces policiers puis relâchée.

Mais à ce rythme, je me demande si la province aura des policiers suffisants pour surveiller les passants et pour accomplir d’autres missions de la sécurité des personnes et de leurs biens.
Quand on sait déjà que l’une des difficultés de ce service c’est l’insuffisance d’effectifs.

La population devait apprendre à être consciencieuse surtout que ces travaux seront exécutés jusqu’à l’aéroport de kavumu situé à une cinquantaine de kilomètres de la ville.

Joy

réhabilitation place de l'indépendance

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