Bukavu : Les vendeuses des bananes prennent en charge leurs ménages

La vente des bananes est pratiquée surtout par des femmes et jeunes filles paysannes des territoires environnants la ville de Bukavu. Elles effectuent 10 à 15 kilomètres chaque jour pour venir vendre en ville.
Les « Bitika » ou bananes sont très réputés et très consommés à Bukavu parce qu’elles coûtent moins chères que les autres fruits.

Maman Bénite âgée d’une trentaine d’année pratique cette activité depuis son jeune age : »ce bassin plein, je l’achète à 1800 francs congolais, environ trois dollars américains. Je vends un régime à trois cent francs congolais. Quand j’ai fini de vendre, je gagne le double et parfois le triple de mon capital.
Je m’approvisionne à Mudaka, un groupement situé à 20 kilomètres de la ville. Je fais le pied à l’aller comme au retour.Mon bénéfice me permet de nourrir et de faire étudier mes deux enfants. Je suis veuve. Mon mari a été tué pendant la guerre de 1998 ».

A côté de cette femme, des jeunes filles qui n’ont pas pu être scolarisées font la même chose et supportent le poids de leurs familles.

Quand elle arrive en ville chaque matin, maman Bénite, circule d’abord dans des bureaux de l’Etat et des écoles pour attirer les premiers clients. Le reste de sa marchandise est maintenant étalée sur un carton au bord de la route.
Le soir vers dix sept heures, elle a son bassin vide .Elle paye de quoi manger pour ses enfants et prends le chemin de retour toute joyeuse. »Je vends du lundi au samedi. » Le dimanche je vais prier et je lessive les habits de mes gosses » déclare t-elle.

Et en attendant que la sécurité revienne à l’intérieur de notre pays, cette femme poursuit son activité sans se gêner et prends bien soins de sa petite famille. Mais elle reste confiante que si la paix revient dans notre pays, elle va reprendre son activité de culture de manioc et des amarantes.

Jolly

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Bukavu : Chasse aux Albinos en Tanzanie et au Burundi, ceux de Bukavu réagissent

« Ce n’est pas vrai, nos organes ne portent pas chance… », C’est le cri d’alarme des albinos de la ville de Bukavu, réagissant aux nouvelles provenant du Burundi et de la Tanzanie et faisant état d’une chasse généralisée aux albinos. Au mois de novembre dernier, l’ONU dénonçait cette pratique qui avait entrainé notamment le meurtre d’une petite fille de six ans, tuée d’une balle dans la tête pour récupérer ses membres censés apporter la richesse

Débordant d’imagination et certainement fous, des charlatans ont lancé la rumeur selon laquelle le sang des albinos pouvait être utilisé pour rechercher de l’or et leurs membres pouvaient servir à améliorer la pêche de poissons.
Réagissant face au sujet, Juvénal Lushule, président de l’Association pour la Promotion des Albinos au Sud Kivu a du mal à comprendre : « Pourquoi s’acharne-t-on contre les albinos ? Les membres de mon association qui ont de la famille ou qui font des transactions commerciales au Burundi, ne savent plus s’y rendre et vivent dans la peur. Ils craignent surtout que ces pratiques ne traversent la frontière lorsque les stocks d’organes s’épuiseront dans les deux pays voisins. »
L’association s’est adressée aux autorités locales, réclamant des mesures préventives pour la protection des albinos mais n’a reçu aucune réponse. Pas étonnant quand on sait que les politiciens congolaises, incapables de prévenir, attendent que les tragédies aient lieu pour dépêcher des commissions parlementaires ou encore faire des « dons » aux familles des victimes.
Je comprends parfaitement que les albinos n’aient pas trop envie de se faire charcuter mais j’ai par contre du mal à comprendre qu’en plein 21ème siècle, des croyances de ce genre soient encore répandues et surtout suivies…
Jolly Kamuntu

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Bukavu : Chasse aux Albinos en Tanzanie et au Burundi, ceux de Bukavu réagissent

« Ce n’est pas vrai, nos organes ne portent pas chance… », C’est le cri d’alarme des albinos de la ville de Bukavu, réagissant aux nouvelles provenant du Burundi et de la Tanzanie et faisant état d’une chasse généralisée aux albinos. Au mois de novembre dernier, l’ONU dénonçait cette pratique qui avait entrainé notamment le meurtre d’une petite fille de six ans, tuée d’une balle dans la tête pour récupérer ses membres censés apporter la richesse

Débordant d’imagination et certainement fous, des charlatans ont lancé la rumeur selon laquelle le sang des albinos pouvait être utilisé pour rechercher de l’or et leurs membres pouvaient servir à améliorer la pêche de poissons.
Réagissant face au sujet, Juvénal Lushule, président de l’Association pour la Promotion des Albinos au Sud Kivu a du mal à comprendre : « Pourquoi s’acharne-t-on contre les albinos ? Les membres de mon association qui ont de la famille ou qui font des transactions commerciales au Burundi, ne savent plus s’y rendre et vivent dans la peur. Ils craignent surtout que ces pratiques ne traversent la frontière lorsque les stocks d’organes s’épuiseront dans les deux pays voisins. »
L’association s’est adressée aux autorités locales, réclamant des mesures préventives pour la protection des albinos mais n’a reçu aucune réponse. Pas étonnant quand on sait que les politiciens congolaises, incapables de prévenir, attendent que les tragédies aient lieu pour dépêcher des commissions parlementaires ou encore faire des « dons » aux familles des victimes.
Je comprends parfaitement que les albinos n’aient pas trop envie de se faire charcuter mais j’ai par contre du mal à comprendre qu’en plein 21ème siècle, des croyances de ce genre soient encore répandues et surtout suivies…
Jolly Kamuntu

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Bukavu : Chasse aux Albinos en Tanzanie et au Burundi, ceux de Bukavu réagissent

« Ce n’est pas vrai, nos organes ne portent pas chance… », C’est le cri d’alarme des albinos de la ville de Bukavu, réagissant aux nouvelles provenant du Burundi et de la Tanzanie et faisant état d’une chasse généralisée aux albinos. Au mois de novembre dernier, l’ONU dénonçait cette pratique qui avait entrainé notamment le meurtre d’une petite fille de six ans, tuée d’une balle dans la tête pour récupérer ses membres censés apporter la richesse

Débordant d’imagination et certainement fous, des charlatans ont lancé la rumeur selon laquelle le sang des albinos pouvait être utilisé pour rechercher de l’or et leurs membres pouvaient servir à améliorer la pêche de poissons.
Réagissant face au sujet, Juvénal Lushule, président de l’Association pour la Promotion des Albinos au Sud Kivu a du mal à comprendre : « Pourquoi s’acharne-t-on contre les albinos ? Les membres de mon association qui ont de la famille ou qui font des transactions commerciales au Burundi, ne savent plus s’y rendre et vivent dans la peur. Ils craignent surtout que ces pratiques ne traversent la frontière lorsque les stocks d’organes s’épuiseront dans les deux pays voisins. »
L’association s’est adressée aux autorités locales, réclamant des mesures préventives pour la protection des albinos mais n’a reçu aucune réponse. Pas étonnant quand on sait que les politiciens congolaises, incapables de prévenir, attendent que les tragédies aient lieu pour dépêcher des commissions parlementaires ou encore faire des « dons » aux familles des victimes.
Je comprends parfaitement que les albinos n’aient pas trop envie de se faire charcuter mais j’ai par contre du mal à comprendre qu’en plein 21ème siècle, des croyances de ce genre soient encore répandues et surtout suivies…
Jolly Kamuntu

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Kinshasa la capitale est donc une poubelle?

23 décembre 2008

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Une grande flaque deau dans une rue de Kinshasa

Voilà quatre jours que je suis à Kinshasa pour participer à la formation dans le cadre du projet “Ba Leki”. Le spectacle qui s’offre à moi est bien différent de ce que j’aurais pu imaginer.

Des magasins et boutiques VIP, des cabines téléphoniques et des jeeps stationnées… mais où?

Des flaques d’eau pleines de moustiques et de déchets en tous genres avec une odeur nauséabonde entourent ces endroits VIP de Kinshasa et ça ne dérange visiblement personne.

Tumba, un jeune homme d’une quinzaine d’années, assis sur un banc devant un tas de sachets et de boîtes de sardines vend des cartes téléphoniques. « Je ne cherche que l’argent, cette odeur ne m’intéresse pas », déclare-t-il.

Les clients sont obligés parfois de marcher, insouciants dans ces ordures pour se procurer des produits qu’ils désirent dans des boutiques et magasins. Le chantier de la salubrité publique n’est pas encore une réalité dans la capitale de la RDC et je crains que cela ne dure encore longtemps.

Madame Suzanne qui vend des beignets à Kisangani, un quartier populaire de Kinshasa, pense pour sa part que les Congolais sont immunisés contre les maladies liées à la saleté. « Nous sommes habituées à notre saleté, on est là depuis des années et on ne tombe jamais malade. Nous résistons pour faire vivre nos familles », affirme-t-elle.

Et dire que bon nombre de jeunes de Bukavu, ma ville, caressent le rêve de gagner la capitale pour découvrir la beauté de la grande ville.

Comme qui dirait : les rêves sont toujours permis mais la réalité déçoit souvent…

Jolly kamuntu

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la guerre au Nord Kivu : la situation des trois derniers jours du mois d’octobre 2008

 

 SITUATION DU 28,29,30 ET 31 OCTOBRE AU Nord Kivu et au Sud    Kivu

 

28 octobre : mardi

 

Les habitants se sont réveillés timidement ce mardi 28 octobre 2008.Le le transport en commun n,a repris que tard dans la matinée. Seulement quelques boutiques et vendeurs au marché étaient visibles.la psychose de l, approche des troupes du CNDP  vers  la ville de Goma avait semé la panique au sein de la population. Taxis motos ont mis du temps pour commencer à circuler. Les  habitants, surtout ceux des quartiers périphériques ont commencé à quitter leurs maisons que vers 7h30’ et c’était par curiosité pour voir ce qui se passait évidemment. Les écoles et les grands magasins sont restés fermés par crainte.
Plusieurs personnes ont quitté la ville vers la province orientale et Kinshasa.

Le même mardi après midi, la localité des Kibumba à environ trente kilomètres de goma est le théâtre des affrontements entre les fardc et les troupes du Cndp.
La Monuc dit appuyer les FARDC à Kibumba pour empêcher l’avancée du CNDP vers Goma. A Rutshuru Centre et à Kiwanja, le CNDP  commence  sa progression.. Des sources officielles de l,armée confirment  que des combats ont repris du  mardi matin jusqu’en début de soirée, sur les 2 fronts, dans le territoire de Rutshuru.
D’ abord vers Rutshuru Centre, cet après midi, des sources au sein de la population confirment le contrôle de la localité de Rubare, à 7 Km de Rutshuru Centre, par le CNDP.  Elles indiquent par ailleurs que la progression du CNDP vers Rutshuru Centre et Kiwanja s’est faite sans combats. Des habitants indiquent que les FARDC ont décroché de Rutshuru et de Kiwanja et ont pris la direction de Kanyabayonga au Nord, à plus de 70 Km de Kiwanja et d’autres vers Ishasha à près de 100 Km au Nord de Goma sur le lac Edouard et à la frontière avec l’Ouganda. .

Le porte-parole du CNDP, Bertrand Bisimwa dit que les combats à Kibumba se déroulent entre leurs troupes et les combattants des forces démocratique pour la libération du Rwanda, FDLR

Vers  Kibumba, les FARDC disent stopper la tentative de progression du CNDP vers la ville de Goma. La Monuc pour sa part déclare avoir apporté son soutien aux FARDC..

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29 octobre : mercredi

 

Cette journée est marquée par le déplacement massif de familles dans les villes voisines, notamment vers Bukavu et Gisenyi, au Rwanda voisin à cause de la rumeur faisant état d’une prise éventuelle de la ville de goma par le CNDP

Pas de bateau sur le lac aux ports de Goma. Sur les 12 bateaux opérationnels au port de Goma, deux seulement sont en accostage. Selon Les propriétaires des bateaux ont évacué vers Bukavu.
De l’autre coté, les services de migration de Goma confirme que plusieurs personnes ont  franchi la frontière  pour s’installer dans la Ville frontalière de Gisenyi au Rwanda.

Vers le soir, Le Congrès national pour la défense du peuple qui disait déjà être à quelques kilomètres de la ville de Goma décrète unilatéralement un cessez-le-feu.  Selon son porte-parole bertran Bisimwa,, c’est pour ne pas donner prétexte aux soldats gouvernementaux de commettre des exactions contre la population que le CNDP s’est gardé d’entrer dans Goma

Selon lui, plusieurs parties sont déjà libérées tels Rutchuru, kiwanja et Rubare.

Réagissant au cessez-le-feu proclamé par le CNDP, le ministre de Communication et des médias et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a indiqué pour sa part que son gouvernement n’était pas encore saisi officiellement de la décision du CNDP. Lambert Mende annonce par la même occasion que le gouvernement était disposé à parler avec tout le monde y compris le Cndp mais dans le respect des conditions fixées par le programme Amani.

 

 

 

 

 

 

30 octobre : jeudi

 

Pendant que l,on commençait à avoir de l,espoir sur le retour de la quiétude,les deuils réveillent des habitants  de la capitale du nord Kivu.

9 civils tués, 3 blessés, 3 filles violées, et plusieurs habitations, boutiques, magasins et restaurant pillés par des hommes armés, bilan officiel de l’insécurité la nuit de mercredi. Des attroupements des habitants de Goma sont observés ça et là, sur l’ensemble de la ville.

Toutes les victimes ont été tuées pendant qu’elles se trouvaient dans leurs habitations respectives.  Certaines autorités locales qui ont fournies cette information attribuent la situation à certains militaires incontrôlés. Ils exigeaient soit de l’argent, des bijoux, et d’autres objets de valeur, soit, ils demandaient de la bière. D’après la même source, aucun quartier de la ville de Goma n’a échappé à cette insécurité. La police nationale congolaise reconnaît que, ses éléments ont eu des difficultés à maîtriser la situation.

Pour les autorités de la province, il est difficile d’identifier les militaires incontrôlés, car l’unité des FARDC chargée de sécuriser la ville de Goma a été renforcée par plusieurs autres militaires.

Toutes les activités sont restées paralysées.

 

31 octobre : vendredi

Voici la nouvelle qui défraye la chronique

Source : http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman/2008/10/31/nkunda-un-nouveau-mystere/

On savait Laurent Nkunda malade, régulièrement en traitement au Rwanda et, malgré de nombreuses interviews données par téléphone, il était devenu pratiquement invisible. Un « communiqué », transmis par son porte parole Bertrand Bisimwa, ou en tous cas par quelqu’un utilisant la même adresse électronique, a semé le doute jeudi après midi au sein de la rédaction du Soir : alors que nous avions entendu les interviews données par Laurent Nkunda sur différentes chaînes dont la RTBf (d’une voix cependant difficile à reconnaître) un document à l’en tête du mouvement, daté de Rutshuru, portant la signature du général major Bosco Ntaganda et présenté comme un «communiqué officiel du mouvement », annonçait que « le CNDP a la profonde douleur d’informer le Peuple congolais tout entier de la mort du Chairman Laurent Nkunda Mihigo, décès survenu ce 29 octobre 2008 au centre hospitalo-universitaire de Kigali à 22 heures 50, d’un arrêt cardiaque. »
Selon ce communiqué,les membres du CNDP, respectant la volonté du défunt, avaient désigné le général de brigade Bosco Ntaganda comme successeur.
Le point 4 du communiqué, au nom de la nouvelle direction du CNDP, mettait en garde la MONUC, assurant que le mouvement n’hésiterait pas à ouvrir le feu sur ses éléments si ces derniers tentaient d’arrêter sa progression vers la ville
Le point 5 était plus menaçant encore : « la solution d’une intervention dite « Artemis II » destinée dans la réalité à conforter les éléments du FDLR, anciens alliés de la France, ne sera pas autorisée et le CNDP promet, s’il le faut, de demander l’appui des pays frères et amis de son côté pour mettre à mal cette nouvelle intervention génocidaire à l’encontre de notre peuple meurtri. » Le CNDP dénonçait aussi la chasse aux Tutsis qui aurait commencé à Goma, Bukavu et l’intérieur du pays.
La facture et le vocabulaire du communiqué ressemblaient aux documents produits par des éléments du CNDP. Nous n’avons cependant pas pu authentifier ce communiqué en cours de soirée et avons conclu au risque de manipulation.
Par contre, selon plusieurs sources, nous avons appris que le mouvement était en train de se transformer en une organisation politique hostile au pouvoir de Kinshasa et désireuse, sinon de le renverser du moins de négocier sur un pied d’égalité. La présentation de cette nouvelle formation aurait pu se faire à Goma après l’entrée des troupes rebelles dans la ville et des pourparlers préparatoires auraient eu lieu dans la ville frontalière de Gisenyi, rassemblant Patient Mwendanga un ancien gouverneur du Sud Kivu passé dans le camp de la rébellion, le Dr Oscar Kashala, un médecin vivant aux Etats-Unis qui s’était porté candidat aux élections présidentielles et qui avait récolté un score honorable. Le nom de Katebe Katoto, un homme d’affaires d’origine katangaise a également été cité. Cependant, des dissentions de dernière minute auraient opposé ces personnalités. Y a-t-il eu « collision » entre le «communiqué », prématuré, faux ou manipulateur, et la tentative politique menée à Gisenyi ? Un mystère de plus au bord des Grands Lacs

 

Les conséquences de cette guerre se font sentir au Sud Kivu

-les denrées alimentaires en provenance de goma deviennent chères à cause de la rareté

(25kgs haricots coûtaient 17$ mais  se vendent à 24$)

(10 poissons salés se vendaient à 10$ mais aujourd’hui on vend 6 pour 10$)

-le déplacement massif vers Bukavu des populations surtout les enfants et les épouses des militaires

-les biens pillés à goma sont ramenés à Bukavu : cas de plus de cinq jeep pris à kavumu  ce jeudi 30 par les forces de sécurité du sud Kivu (police, Anr, et armée)

-le stress et le danger imminent d’une guerre au sud Kivu hantent les esprits de la population

Jolly kamuntu

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Le Pnud récompense les meilleurs journalistes de la RDC pour l,an 2007-2008

Les lauréats des Prix du Journalisme récompensés à l’occasion de la Journée Internationale de Lutte contre la Pauvreté

 

Les journalistes congolais qui se sont distingués durant l’année 2007-2008 par leurs reportages et analyses de la situation de pauvreté en RDC, des problèmes afférant au genre et aux violences faites à la femme et à la fille, des questions liées à l’environnement, à la santé, et à la promotion de la gouvernance démocratique ont été reconnus lors d’une soirée de gala à Kinshasa ce vendredi 17 octobre. Ce tout premier concours du genre a été organisé en collaboration avec l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC), et l’Observatoire des Medias Congolais (OMEC), et il a été parrainé par le Ministère de la Communication et des Médias.

 

Le jury indépendant était présidé par le recteur de l’Institut Facultaire des Sciences de l’Information et de la Communication (IFASIC), le Professeur Ekambo Duasenge.

 

Quatre catégories de prix ont ainsi été décernées lors d’une cérémonie solennelle à laquelle ont participé plus de trois cent personnes, issues de la corporation, du parlement et du gouvernement de la RDC, des représentants du corps diplomatique, du système des Nations Unies, des ONG et du secteur privé.

 

Voici la liste des lauréats :

 

Presse Ecrite

1. GEORGES THAMBA, The Post, Meilleur reportage sur les conditions de pauvreté

2. CONSTANCE TEKITILA MAFUTA, L’Etoile, Meilleur reportage sur la protection de  l’environnement

3. EVELYNE LUYELO MABIKWA, Agence Congolaise de Presse, Meilleur reportage sur les violences faites à la femme

4. LYDIA MUKENDI METHA, Agence Congolaise de Presse, Meilleur reportage sur la santé

 

On line

1. TAYLOR TOEKWA, Syfia Grands Lacs, Meilleur reportage sur la protection de l’environnement

2. ROMBAULT KAMWANGA, Agence catholique DIA, Meilleur reportage sur les violences

faites à la femme

3. ALPHONSE NEKWA, Syfia Grands Lacs, Meilleur reportage sur la gouvernance

démocratique

 

Radio

1. NICODEME KAPENDA KAYOMBO, Radio Communautaire du Katanga, Meilleur reportage

sur les conditions de pauvreté

2. JOLLY KAMUNTU, Radio Maendeleo de Bukavu, Meilleur reportage sur les violences

faites à la femme

3. BERNARDIN NYANGI, Radio Okapi Goma, Meilleur reportage sur la protection de

l’environnement

4. FRANÇOIS XAVIER MYBE, Radio Okapi Kalemie, Meilleur reportage sur la gouvernance

démocratique

5. EDDY ISANGO, Voix de l’Amérique, Meilleur reportage sur la santé

 

Télévision

1. ALAIN MUZI, BRT Africa, Meilleur reportage sur les conditions de pauvreté

2. ROSALIE MASENGU, RTGA, Meilleur reportage sur la protection de l’environnement

3. ERIC MBULA MOSI, Antenne A, Meilleur reportage sur la gouvernance démocratique.

 

En outre, des nominés méritants ont reçu les encouragements du jury et les acclamations

des invités à la soirée. Il s’agit de :

1. Astrid Mujinga, Radio Okapi Bukavu

2. Héritier Songo, Congoweb TV Kinshasa

3. Heustache Namunanika, Horizon 33 Kinshasa

4. Bolemba wa Bolemba, RTNC Kinshasa

5. Emmanuel Pweto, RTGA Kinshasa

6. Jeef Ngoy, Radio Okapi Kinshasa

7. Anselme Nkinsi mia Pongo, Info Environnement Kinshasa

8. Gratien Kitambala, Mediatric Kinshasa

9. Didier Kabuya, Radio Télévision Debout Kasai Mbuji Mayi.

 

Le PNUD et ses partenaires félicitent vivement les lauréats et les nominés, remercient tous

les journalistes qui ont déposé leurs candidatures, et se réjouissent de l’enthousiasme

suscité par ce concours, qui sera organisé annuellement.

Pour toute information complémentaire, les journalistes sont conviés à consulter notre site

Internet : http://www.undp.org.cd.

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L,Etat Congolais et la Société nationale d’éléctricité à la barre au Sud Kivu

 

PROCES MAITRE JEAN DE DIEU MULIKUZA CONTRE LA SOCIETE NATIONALE D’ELECTRICITE ET L’ETAT CONGOLAIS

  Le Tribunal de Grande Instance de Bukavu a rendu le 14 juillet 2008, sa décision dans l’affaire Jean de Dieu MULIKUZA, Avocat près la Cour d’Appel de Bukavu, contre la Société Nationale d’Electricité (SNEL) et l’Etat congolais ; affaire enrôlée sous le RC 7206.

Cette décision inique à plusieurs égards déclare l’action de Jean de Dieu MULIKUZA recevable mais non fondée.

A titre de rappel, Jean de Dieu MULIKUZA a saisi le Tribunal de Grande Instance de Bukavu pour surfacturation de l’énergie électrique, perception de l’indu et discrimination.

En effet, alors que les clients de la SNEL des Provinces de Kinshasa, Bandundu, Bas Congo et Katanga paient, au code 34, par KWh consommé, 8,70 FC, Jean de Dieu MULIKUZA, client de cette même SNEL, paie 42,6860 FC le Khw. C’est ce tarif qui est appliqué au Sud et Nord-Kivu, en Province Orientale et à Kalemie (Nord-Katanga).

C’est donc au vu de cette différence de traitement sans justification objective et raisonnable pratiquée par la SNEL à l’encontre de ses abonnés, que Jean de Dieu MULIKUZA a saisi le Tribunal aux fins de faire condamner la SNEL :

1° à lui faire application du tarif national en vigueur dans les Provinces de Kinshasa, Bandundu, Bas-Congo et Katanga ;

2° à la restitution de toutes les sommes perçues indûment depuis la date de l’abonnement et constituant des enrichissements sans cause et calculées jusqu’au 31 mars 2008, à la somme de l’équivalent en Fc de 674,64 $ US.

3° au payement des dommages-intérêts de l’équivalent en Fc de deux cent mille dollars (200.000 $ US), à titre de réparation des préjudices matériels et moraux subis par le fait de la surfacturation, perception de l’indu et discrimination.

Cette action visait également à faire condamner l’Etat congolais (RDC) aux dommages-intérêts de 30.000 $ US pour avoir failli à son obligation de protection en matière de garantie des droits économiques, sociaux et culturels, en l’occurrence, du droit d’accès à l’énergie électrique sans discrimination.

Le juge a dit en substance, qu’il n’a trouvé au dossier, la preuve de réclamation conformément au point 3 de chaque facture émise par la SNEL. Il est étonnant qu’il n’ait pas fait allusion aux moyens ci-après de réplique de Maître Jean de Dieu MULIKUZA par rapport à cette question de réclamation :

- la SNEL n’impose pas la forme écrite pour la réclamation. Elle a ainsi prévu un Service clientèle pour recevoir les réclamations de ses clients, conscience du fait qu’elle ne peut être en mesure de répondre aux réclamations écrites de toute sa clientèle. Le concluant se rend chaque mois auprès de ce service pour réclamer. Il a même été reçu avec d’autres clients, en date du 18 septembre 2007, par le Directeur Provincial de la SNEL au sujet de la surfacturation de l’énergie électrique dans la Ville de Bukavu, mais en vain ;

- Jean de Dieu MULIKUZA  a signé des pétitions écrites avec d’autres abonnés. L’article 27 de la Constitution de la RDC reconnaît la pétition comme étant un mode de revendication de ses droits ;

- Jean de Dieu MULIKUZA a assigné la SNEL depuis le mois de novembre 2007. Le fait que la SNEL n’a pas changé sa facturation est une preuve qu’elle n’a jamais entendu adapter cette facturation à la tarification nationale ;

  1. à supposer qu’il n’y ait pas eu de réclamation – quod non - en matière de pratique des prix illicites et anormaux, l’assignation n’est pas subordonnée à une réclamation préalable. L’article 2 de l’Ordonnance-loi n° 83-026 du 12 septembre 1983 portant modification du Décret-loi du 20 mars 1961 sur les prix prescrit que « les tribunaux apprécient souverainement le caractère anormal des prix ».

Par ailleurs, le juge se contredit en affirmant que « la SNEL étant un service public de type industriel et commercial, sa tarification ne peut pas faire l’objet de discussion, … ».

Le juge a, enfin, déclaré n’avoir pas trouvé « d’éléments de référence ayant permis d’établir une comparaison entre un abonné de Kinshasa et un abonné de Bukavu). Par rapport à cette considération, il convient de relever que le juge a tu sciemment les différentes factures SNEL déposées au dossier et provenant de Kinshasa et de Lubumbashi en comparaison avec celles délivrées à Bukavu.

Les faiblesses identifiées de ce jugement ont poussé Maître Jean de Dieu MULIKUZA à interjeter appel contre ledit jugement devant la Cour d’Appel de Bukavu, car estime t-il la lutte pour le respect des droits économiques, sociaux et culturels reste un défi à réaliser et l’éradication des discriminations est une valeur essentielle des sociétés qui se veulent démocratiques.

 

 

Jolly Kamuntu

 

 

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Le premier ministre de la RDC démissionne

Antoine Gizenga premier ministre de la République Démocratique du Congo laisse le pouvoir pour raison de santé

Antoine Gizenga Fundji,83 ans a annoncé le jeudi 25 septembre 2008 sa démission du gouvernement.C’était dans un message diffusé à la télévision nationale congoalise.

Ce vieil opposant congolais avait été nommé à la tête du gouvernement fin décembre 2006.

Il est né le 05 octobre 1925 à Mushiko au Bandundu.

En 2006, il se présente à l’éléction présidentielle congolaise de juillet comme candidat du Palu,le Parti Lumumbiste Unifié.Ayant obtenu 13,06 % des voix au premier tour,il est troisième de l’élection et devrait être l’arbitre du second tour entre Joseph Kabila et Jean Pierre Bemba.Il est arrivé en tête de sa province le Bandundu.

le samedi 30 septembre 2006, il avait signé à Kinshasa un accord de coalition qui viserait à faire élire le président Kabila au second tour de l’élection présidentielle prévue pour le 29 octobre 2006.L’accord prévoirait aussi l’attribution du poste de premier ministre à un membre du parti Lumumbiste Unifié d’Antoine Gizenga.

Le 30 décembre 2006, il est nommé premier ministre par le président Joseph Kabila.Il prend la tête du nouveau gouvernement du pays le 05 février 2007,comprennant 59 ministres.

Antoine Gizenga justifie sa démission pour raison de santé.

Le premier ministre Congolais quitte la primature alors que le président de l’assemblée nationale annoncait déjà le mercredi 24 septembre son intention avec les députés de passer à l’interpellation du premier ministre.Il attendait ainsi,au nom du peuple congolais poser la question de savoir comment résoudre l’épineuse question de l’insécurité à l’Est du pays et comment mettre fin au malaise social.

Cet ancien opposant de longues dates démissionne au moment où l’administration publique est décorée par des révendications salariales.

 

Jolly Kamuntu

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Mouvent International des Intellectuells Catholiques : la 30è assemblée plénière se tient à Nairobi au Kenya du 17 au 27 juillet 2008

les délégués des 145 pays membres du MIIC ou Mouvement International des Intellectuels Catholiques participent à cette 30 è assemblée plénière qui se tient sous le thème: “Gouvenance global,justice globale: l’Afrique est le symbole et la réalité”

Ces délégués sont réunis pour réfléchir sur le rôle des institutons internationales, de la gouvernance et de la justice globale dans un contexte de pauvreté extrême. Cette conférence vise égalementà mettre sur pieds des stratégies de mise en oeuvre des objectifs du milléraire pour le developpement.

Tous les participants sont unanimes  qu’il faut une volonté politique pour l’éfficacité de la mondialisation.

Quelques solutons préconisées par les participants pour résoudre les défis mondiaux  se résument en :

1. la pauvrété est unscandale.Il faut passer à l’action immédiatement et changer toutes les structures qui conduisent à la pauvrété.

2. la nécessité de reformer les intitutions internationales et surtout les organismes ousiens à travers l’adoption des mécanismes qui oeuvrent à la promotion des droits humains

3. promouvoir des institutions de gouvernance locales efficaces

4. la promotion es droits humains et de l’Etat de droit

5. promouvoir la politique des migration avec une vision plus humaine

6. promouvoir le dialogue interculturel et interreligieux

7. la société civile doit plaider pour une citoyenneté démocratique

cette 30è assemblée aboutira le 26 et le 27 aux éléctions des membres du conseil  panfricain de ce mouvement.

 

Jolly Kamuntu

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